Nous voilà donc munis d’
une feuille de route pour les fêtes de fin d’année. Nos gouvernants ont égrené leur litanie de nouvelles contraintes devant une France résignée. Nous ne nous étonnons même plus de leur degré de précision et de leur caractère incroyablement intrusif. C’est à peine si le menu autorisé pour le réveillon de Noël n’est pas fixé par décret. Lorsque viendra le moment de faire le bilan de cette pandémie, il faudra bien sûr compter les disparus à pleurer et l’immense dette publique à rembourser. Mais nous nous rendrons aussi compte que la place de l’individu dans notre société aura été bouleversée. Notre autonomie aura fait l’objet d’une double régression, attaquée par l’appareil étatique en même temps que menacée par notre dépendance à l’offre de quelques grandes entreprises.