Jean-Paul Brighelli : mais qui a vraiment plombé l’éducation nationale en France ?
Jean-Paul Brighelli : Bien sûr que oui. La loi Jospin (1989), qui suivait leurs consignes, a décidé de laisser les élèves "construire leurs savoirs tout seuls". En maths, c'était supposer que nous aurions à faire à des générations entières de petits Blaise Pascal, capables à dix ans de retrouver, de tête, les douze premiers principes d'Euclide. Ajoutez à cela le "travail en autonomie", ou en "îlots", où les élèves "construisent des compétences" sans se voir infliger l'apprentissage d'un savoir imposé (l'horreur), et le tableau sera complet. Si, quand même, j'oubliais : les quatre opérations de base, qui s'apprenaient autrefois entre la Grande Section et le CP, sont désormais réparties sur quatre ans — et je ne vous dis pas le processus tordu, par soustractions successives, par lequel on apprend la division.
