Nicolas Baverez : Et à la fin de l'épidémie, c'est l'Allemagne qui gagne (encore)
Les réalités économiques sont têtues. La France subira une chute du PIB de 11 % en 2020, avec la perspective d'une croissance limitée à 6 % en 2021. Le chômage touchera 10 % de la population active. Le déficit commercial atteindra 72 milliards d'euros, et la dette publique s'envolera de 98 à 121 % du PIB. L'Allemagne, de son côté, parviendra à cantonner le recul de l'activité à 5,5 % du PIB et retrouvera le niveau d'avant crise dès la fin 2021. Elle restera en plein emploi avec un taux de chômage de 4,5 %. Elle affichera un excédent commercial de 181 milliards en 2020 et conservera la maîtrise de ses finances publiques, la dette passant de 58 à 75 % du PIB.
