Philippe Bilger : Les ravages au nom du bien se multiplient


Le match entre le PSG et Basaksehir a été interrompu au bout de 13 minutes le 8 décembre. D’un commun accord les deux équipes ont quitté le terrain à la suite du propos, qualifié de raciste, du quatrième arbitre à l’encontre de l’entraîneur adjoint de l’équipe turque. Celui-ci s’était indigné parce qu’il avait été désigné comme le « noir », en roumain.

Le match a repris le lendemain et le PSG l’a emporté par 5 à 1. Avant le début de la rencontre, tous les joueurs et les arbitres se sont agenouillés.

J’ai scrupule à oser même une réflexion sur cet épisode qui a libéré les hyperboles et qu’on a, sur tous les supports de communication, loué comme étant « historique », « une première ». J’ai conscience que je m’arroge un pouvoir discutable puisqu’on m’a assez répété que seule comptait la perception du racisme par ceux qui en étaient directement ou indirectement victimes et que donc les avis « extérieurs » n’étaient pas légitimes.

Pourtant je persiste.