Pierre-Edouard Colliex : « Ni violents, ni racistes, ni «couverts», les policiers n’ont rien à cacher »
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Les policiers ne sont pas violents. La réalité du rapport des policiers à la violence, c’est avant tout une réticence profonde à l’emploi de la force car ils en mesurent plus que quiconque les conséquences et les risques tant physiques que juridiques. Alors qu’ils endurent insultes, projectiles et coups dans les manifestations et les quartiers sensibles, y compris lors d’interventions police-secours, les policiers ne se résolvent à employer la force que s’ils y sont contraints.
C’est cet adjoint de sécurité, surnommé le «policier kung-fu» sur les réseaux sociaux, faisant face à mains nues à des agresseurs qui le frappaient à coup de barre de fer et qui lançaient une bombe incendiaire dans son véhicule. Lui et sa collègue «s’étaient vus mourir». Pourtant ni lui ni sa collègue n’avaient sorti leur arme. C’est ce policier stagiaire de 24 ans qui, ayant dû neutraliser un terroriste dans la cour de la Préfecture de Police de Paris le 3 octobre 2019, a d’abord pensé que l’on allait le licencier puis le jeter en prison car il venait de recourir à la force ultime.
