Roger Scruton illustre le bon côté du conservatisme britannique


Le « en même temps », incarnation d’un macronisme situé au centre, prétendant rassembler à la fois la gauche et la droite en partant d’une base qui ne représente qu’un peu plus de 20% du corps électoral, devait être le signe d’une recomposition historique du paysage politique français. Aujourd’hui, le macronisme censé être une réponse aux attentes profondes du Français nouveau du XXIe siècle est dans une impasse.

Le clivage gauche-droite n’a pas disparu, les Français ne sont pas convertis au libéralisme économique, ni aux valeurs de tolérance du « vivre ensemble ». Le macronisme reste structurellement minoritaire. Le remplacement du clivage droite/ gauche par bloc élitaire/bloc populaire n’a fait qu’accroitre les tensions sociales entre les français.

Pour essayer de nourrir le débat, essayons de voir ce que nos amis anglais ont à nous apporter.

Roger Scruton a été le chef de file d’une tendance du conservatisme anglais qui s’est éloignée du thatcherisme, car il voulait rééquilibrer la place des questions morales par rapport à celles de l’économie. Il a croisé Margareth Thatcher avant qu’elle ne soit Premier Ministre, mais une fois arrivée au pouvoir, Il a déploré le trop grand rôle que la Dame de Fer accordait aux marchés. Roger Scruton expose alors dans « De l’urgence d’être conservateur » sa propre vue de l’idéologie conservatrice, son opposition au matérialisme pur et explique en quoi son application peut être utile pour appréhender les problèmes contemporains.