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Contrepoints

Institut Thomas More : Montée aux extrêmes · La Russie, l’Ukraine et nous

Brenda O'Neill et Mathieu Mucherie : Pas de démocratie sans droit à offenser


Atlantico.fr : À l'heure des mouvements anti-racistes qui ont émergé partout dans le monde occidental, de nombreuses entreprises ont décidé, sous la pression du mouvement, de montrer patte blanche sous peine de subir un boycott lourd de la part des "progressistes". Le boycott est-il dans ce contexte un arme économique puissante ? Comment le capitalisme et les grandes entreprises ont-ils cédé à la mobilisation contre le racisme ? Le boycott de Facebook a-t-il un sens ?

Mathieu Mucherie :
Les appels au boycott de Facebook sont extrêmement efficaces : les annonceurs sont terrorisés par ce « name and shame » véhiculé par un poignée d’individus extrêmement virulents. Le grand public est lui totalement en dehors de cette équation. Mars ( qui détient Uncle Ben’s ), L’Oréal, Facebook etc… se sont couchés devant la virulence de la propagande.

Dans le livre de Pierre Gaxotte La Révolution Française, il est observé qu’à chaque étape de la Révolution les gens ont été dépassés par leur gauche par des groupes ultra minoritaires. C’est la même chose ici. Actuellement c’est la partie visible de l’iceberg du politiquement correct qui a envahi les entreprises à travers des investissements qui doivent être plus verts que vert, à travers des plans sociaux qui doivent être plus rouges que rouge. C’est la partie caricaturale d’entreprises forcées à devenir « citoyennes ». C’est extrêmement dangereux. Dans un système comme le notre, nous avons l’habitude de punir les mauvais citoyens. C’est donc une citoyenneté au rabais que nous cherchons à inscrire au sein des entreprises où il n’y a pas de droit de vote, où elles n’ont pas de gain à devenir citoyennes. Pour autant, si l’entreprise se met à devenir mauvaise citoyenne aux yeux de groupes ultra minoritaires, radicalisés et militants, elle peut être amenée à disparaitre en un claquement de doigts.

Brendan O'Neill : La capitulation du capitalisme à la Black Lives Matter est incroyablement intéressante. En effet, je considère de plus en plus la BLM comme l'exportation la plus réussie du capitalisme américain depuis très longtemps. C'est comme un poids lourd impérial, qui conquiert de vastes pans du monde. Il a colonisé des mouvements politiques dans le monde entier. Du Royaume-Uni à la France en passant par l'Australie, ce slogan américain, cette marque américaine, est aujourd'hui omniprésent. Tout le monde, des militants pro-aborigènes en Australie aux agitateurs étudiants au Royaume-Uni, doit désormais faire campagne sous la bannière du BLM s'il veut être remarqué. Les politiciens et même les forces de police du Royaume-Uni ont tous pris le parti du BLM. Tous les établissements d'enseignement et toutes les entreprises jurent allégeance à cette marque américaine. Si vous ne le faites pas, vous êtes dans le pétrin.

C'est le capitalisme américain en action. BLM est promu par de grandes entreprises, des célébrités et des médias sociaux. Des gens ont perdu leur emploi pour avoir osé critiquer l'idéologie de BLM. Ce à quoi nous assistons, ironiquement, c'est à la mondialisation de l'exception américaine, et tout simple natif qui ose remettre en cause ce rouleau compresseur des valeurs PC américaines est en grande difficulté. C'est une puissance impériale douce à un niveau extraordinaire.

La raison pour laquelle les entreprises aiment et promeuvent le BLM est qu'elles reconnaissent qu'il ne constitue pas une menace réelle pour elles. Au contraire, grâce au BLM, les entreprises peuvent parvenir à un renouveau spirituel et moral. Elles peuvent signaler leur vertu et détourner l'attention de leurs pratiques d'exploitation et de mauvais payement, etc. En outre, la nouvelle idéologie de la fragilité blanche et des relations raciales hyper-conscientes permet aux entreprises de contrôler et de réprimander leurs travailleurs d'une nouvelle manière. C'est pourquoi tant d'entreprises achètent des exemplaires de livres comme White Fragility de Robin DiAngelo et Why I Am No Longer Talking To White People About Race de Reni Eddo-Lodge - parce que ces livres réimaginent la société capitaliste comme une conspiration des privilèges des Blancs dans laquelle les Blancs doivent être rééduqués pour devenir des personnes meilleures et plus sensibles. Cela donne aux élites capitalistes une nouvelle façon de diviser et de contrôler leur main-d'œuvre, en adoptant les idéologies du wokeness et de l'identitarisme et en les utilisant pour faire respecter les codes de parole, les pratiques sur le lieu de travail et les cours de sensibilisation à la race. Les régressifs raciaux du mouvement identitaire sont les idiots utiles du capitalisme tardif - ils sont les soutiens de la tentative du capitalisme de nettoyer son image et de réprimer ses travailleurs.

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