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François Sureau : "La loi Avia est l'une des atteintes les plus graves à la démocratie politique"

On l'imagine promenant sa pipe et son regard mordant, parfois orageux, au fil des siècles le long de la Seine. S'arrêtant à Port-Royal des Champs pour converser avec Pascal, faisant un saut à Auteuil pour lire Alcools en compagnie d'Apollinaire, racontant aux uns et aux autres son étape de la veille. Ses rencontres, ses étonnements, ses départs... L'Or du temps, qui paraît le 28 mai chez Gallimard, est un livre, mais c'est aussi un mystère. Dans ce récit dense et érudit, François Sureau mêle pastiches et originaux, sa vie et celles des écrivains, héros, amis qui lui sont chers, le tout donnant à voir une France percluse de passions contraires qui font sa grandeur. Une histoire passée autant que présente. Et dans laquelle la politique n'est jamais loin. 

Dans l'entretien exclusif qu'il a accordé à L'Express, il raconte son oeuvre et tonne contre les folies bureaucratiques et politiques du moment. Le pire à ses yeux ? Sans doute l'adoption de la loi Avia, "l'une des atteintes les plus graves portées depuis vingt ans à la démocratie politique". Elle est, selon lui, le "fait d'une majorité qui se réclamait du progressisme et s'en fait le fossoyeur, de cette manière bienveillante, molle et détournée, qui est bien pire qu'un assaut frontal". Depuis, notre entretien, Sureau a été entendu puisque le Conseil constitutionnel a censuré le coeur du texte, l'obligation faite aux plateformes de retirer sous 24 heures les contenus "manifestement" illicites. Les Sages ont en effet considéré que ce mécanisme portait une atteinte disproportionnée "à l'exercice de la liberté d'expression et de communication".  
Sureau n'épargne pas non plus les citoyens apeurés et dociles face à l'Etat tuteur, auquel est demandé "d'assurer notre unité, notre civilité, fût-ce au prix d'une diminution des libertés". 
Lire la suite de l'entretien sur LExpress.fr


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