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Nicolas Bouzou: "Pour en finir avec les leçons de morale"

Nos débats économiques sont souvent de piètre qualité. Cette faiblesse s'inscrit dans une continuité historique qui part de Robespierre, lequel avait déclaré que la politique devait être soumise à la vertu. La vertu, c'était la morale selon sa conception évidemment. Encore aujourd'hui, nos discussions sur l'économie sont soumises à la "moraline" et pas au raisonnement. Les uns et les autres emploient des mots comme croissance ou capital sans savoir de quoi il s'agit. J'aimerais tellement qu'un journaliste, après qu'un politique, un philosophe ou un "éditorialiste" a déclamé qu'"il faut apprendre à vivre sans croissance" ou qu'"il faut arracher les salariés aux griffes du capital", lui demande de définir en une phrase ces deux termes. Cela nous vaudrait un bon moment de rigolade.  
Le capital, c'est l'argent apporté par les actionnaires (les propriétaires) de l'entreprise. Ces actionnaires prennent tous les risques : si l'entreprise subit des pertes ou fait faillite, ils perdent leur apport ; si le projet entrepreneurial réussit, les actionnaires perçoivent une partie du profit appelée dividendes. Les salariés bénéficient d'un salaire fixe et, en cas de perte d'emploi, du chômage. Leur prise de risque est donc limitée. Ainsi fonctionne l'entreprise. Sans capital, il n'y a ni emplois si salaires et sans actionnaires, il n'y a pas de capital. Sans salarié, il n'y a pas de travail, donc pas de valeur créée. Les actionnaires et les salariés ont besoin les uns des autres.  
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