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Guillaume Jeanson : Dans l'affaire Traoré, «Nicole Belloubet et Christophe Castaner ont cédé au chantage de l’émotion»

L’avocat de la famille d’Adama Traoré aurait été contacté lundi par le cabinet de la ministre de la Justice Nicole Belloubet pour «organiser une rencontre entre le garde des Sceaux et la famille d’Adama Traoré» . Dans quel but? Officiellement, «pour échanger». Une invitation qu’auraient décliné les proches d’Adama Traoré. Pourquoi? Car la famille Traoré attendrait «des avancées judiciaires et non des invitations à la discussion qui n’auraient aucune finalité procédurale». De son côté, par un tweet cinglant, son conseil a invité les autorités à «respecter la séparation des pouvoirs», en rappelant l’interdiction incombant au garde des Sceaux d’intervenir dans des affaires individuelles.
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Bien sûr, personne n’est obligé d’être dupe de la manœuvre qui consiste à laisser publiquement augurer qu’on respecte l’indépendance des magistrats tout en remuant ciel et terre pour parvenir, in fine, à infléchir leur ligne quant aux suites à réserver à cette affaire. Rappelons à toute fins utiles que le recueil de déontologie des magistrats, tel qu’il émane du conseil supérieur de la magistrature, prend soin de préciser que les magistrats diligentent et conduisent les procédures, mènent les débats et rendent leurs décisions «en toute indépendance». Qu’est-ce que cela veut dire? Cela signifie que dans l’exercice de leurs fonctions, «ils bannissent par principe et repoussent toute intervention tendant à influencer, directement ou indirectement, leurs décisions». À ceux qui ne comprendraient toujours pas, les auteurs de ce texte offrent le cadeau d’une énumération qui ne laisse cette fois place à aucun doute: «gardiens de la liberté individuelle, ils appliquent les règles de droit, en fonction des éléments de la procédure, sans céder à la crainte de déplaire ni au désir de plaire au pouvoir exécutif, au pouvoir législatif, à la hiérarchie judiciaire, aux médias, à l’opinion publique ou à toute autre organisation.»
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