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Jacques Garello : le scandale public du chômage partiel

J’écrivais  jadis « le chômage : un scandale public » pour parodier Georges Marchais, alors secrétaire général du Parti communiste français.
Chômage et progrès
En effet, dans une économie de libre marché, il n’y a pas de chômage durable, seulement un chômage que j’appelais « chômage progrès », et que la science économique nommait « chômage frictionnel ». Pourquoi « progrès » ?
Parce que les entrepreneurs doivent suivre les signaux du marché, et leur mission est d’affecter les facteurs productifs, travail et capital ou, si l’on préfère, main-d’œuvre et épargne, aux besoins de la communauté, tels que les révèle  « le plébiscite quotidien du marché ».
Ces réaffectations sont peu importantes, et dans leur nombre (au mieux 3 % de la population en activité) et dans leur durée (au plus deux trimestres). D’ailleurs du point de vue des personnes concernées, elles sont simplement un temps de passage d’un emploi à un autre, et peuvent être l’occasion d’un choix avantageux  pour leur carrière professionnelle.
Socialistes et keynésiens ne croient pas à la possibilité au plein emploi spontané dans une économie de marché. À les en croire, les entrepreneurs prennent le travail pour variable d’ajustement conjoncturel : dès que la demande diminue, on s’empresse de licencier, quitte à réembaucher dans les mois qui suivent quand la conjoncture s’améliore.
C’est une fable, démentie par des mesures statistiques nombreuses, car licencier est la pire des solutions aux yeux des employeurs. Le personnel employé a été l’objet d’un investissement important de la part de l’entreprise qui a engagé des coûts d’embauche, d’apprentissage, de formation, de motivation.
N’en déplaise aux marxistes le salarié n’est pas considéré par l’entrepreneur comme une marchandise, tout au contraire il représente un « capital humain », constitué au départ  par son éducation, par son instruction, mais qui va être reconnu, développé, et apprécié au sein de l’entreprise bien gérée. L’indice de développement humain n’a cessé d’augmenter : voici la promesse que dans tous les pays du monde la dignité du salarié sera enfin reconnue (sans doute quand les dictatures auront disparu).

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