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Jean-Eric Schoettl et Pierre Steinmetz : «La Convention citoyenne pour le climat, ou la fin des illusions sur “les vrais gens”»


Qui doit exprimer la volonté générale dans la démocratie 2.0? Tout le monde, semble-t-il, selon le commentaire dominant, sauf celui
qui a été élu au suffrage universel à cette fin. L’élu, suspect d’indifférence, de connivence et d’improbité, est récusé au profit
de l’expert, du juge, du militant et, désormais, du citoyen tiré au sort, apparu en majesté lors de la Convention citoyenne pour le climat.

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Le citoyen tiré au sort représente la pureté démocratique originelle, le retour à une virginité civique aujourd’hui souillée par les compromissions et les démissions des professionnels de la politique. Les citoyens tirés au sort sont les authentiques représentants du peuple souverain. Ils sont réputés plus avisés et plus désintéressés que ceux qui ont consacré leur existence à la chose publique, acquis l’expérience de la délibération collégiale, approfondi des dossiers ardus, connu la difficulté des arbitrages entre principes et intérêts conflictuels et accessoirement (pardonnez du peu)…gagné la confiance des électeurs.

Cent cinquante citoyens tirés au sort ne sont-ils pas représentatifs du peuple tout entier et donc, s’ils sont convenablement instruits des problèmes par des experts patientset neutres, les mieux à même de choisir les politiques publiques les plus conformes au Bien public? C’est ce que nous entendons à longueur d’antenne.

Tout est cependant contestable derrière ce présupposé du populisme chic, qui, depuis les «gilets jaunes», semble devenir une antienne médiatique.

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