Alma de La Tournelle : Le CESE sur la sellette


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Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) est critiqué pour son efficacité limitée, ses dépenses élevées et son utilité publique discutée. Bien qu’il soit une institution consultative destinée à conseiller les pouvoirs publics, les rapports produits sont peu nombreux (2–3 par an par agent), souvent auto-saisis, et jugés de qualité inégale. Le taux d’absentéisme est élevé et les rémunérations dépassent largement celles de la fonction publique, avec des congés excessifs et peu de pénalités pour absence. L’opacité de ses finances, l’absence de comptabilité publique, et des conflits d’intérêts liés à la nomination des membres par des organisations qu’ils représentent sont également dénoncés. Le CESE peine à impliquer les citoyens, malgré une plateforme de saisine coûteuse mais peu utilisée. Trois scénarios sont envisagés pour son avenir : réforme, mise en sommeil (“dévitalisation”) ou suppression, qui permettrait une économie annuelle estimée entre 85 et 95 millions d’euros.

©Laurent Sailly

Alma de La Tournelle
Le CESE sur la sellette
Supprimer CESE et CESER permettraient d'économiser entre 85 et 95 millions d’euros

Le CESE, comme 3e chambre de la République, a un but consultatif. Il n’appartient donc pas au domaine des « pouvoirs publics », mais à la mission de Conseil et contrôle de l’État au côté de la Cour des comptes et du Conseil d’État. Sa mission institutionnelle: conseiller le gouvernement et le Parlement, favoriser le débat public, promouvoir un dialogue constructif et informer les citoyens. Selon le programme 126, le CESE peut être saisi par les citoyens, le Premier ministre, les présidents de l’Assemblée nationale ou celui du Sénat. L’institution peut aussi s’autosaisir pour attirer l’attention du gouvernement et du parlement.

Déjà épinglé par un rapport parlementaire le 2 juillet 2025, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) est à nouveau dans le viseur, cette fois-ci de la Cour des comptes. Dans un rapport publié ce vendredi 11 juillet, les Sages de la rue Cambon pointent un fonctionnement jugé peu efficace et des dépenses qu’ils estiment excessives.

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