Le premier devoir de l’Etat est d’assurer la sécurité - Par Jean-Philippe Delsol
Les Français sont 91% à considérer que l’insécurité croît (Le Figaro du 24 juin). Et ils ont raison. Le premier devoir de l’Etat est d’assurer la sécurité rappellent Jean-Philippe Delsol (IREF).
Les règlements de compte meurtriers se multiplient dans le camp de migrants de Loon-Plage, dans le Nord, ou à l’occasion d’un mariage dans le midi. Une centaine de femmes se sont fait « piquer » par des voyous pendant la Fête de la musique. Les jeunes attaquent leurs enseignants, l’un d’eux tue sans raison une surveillante. Les voitures brûlent au quotidien dans l’indifférence. Il y trois homicides par jour, les émeutes se succèdent (14 morts et 975 blessés en Nouvelle-Calédonie), une victoire en foot ne peut se célébrer sans être émaillée de violences extrêmes. Traqués, les trafiquants des « quartiers » déplacent leurs réseaux pour mieux les développer…
Les statistiques confirment la hausse de la criminalitéEntre 2016 et 2023, le nombre de victimes de tentatives d’homicides en France a augmenté chaque année, passant de 2.259 en 2016 à 4.055 en 2023. Celui des victimes pour escroqueries et fraudes aux moyens de paiement est passé de 250 000 en 2016 à 412 000 en 2024…
Les raisons d’un certain laxisme
Cette sur-représentation des étrangers délinquants alimente, non sans raison, une révolte contre le laxisme migratoire des gouvernements successifs depuis des décennies et à l’encontre duquel les Français réclament un tour de vis sécuritaire.
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Notre laxisme tient en large partie à notre incapacité actuelle à financer la police, l’armée et la justice tant les finances publiques sont absorbées par les dépenses sociales. Accaparé et ruiné par trop de tâches qui ne lui appartiennent pas, le gouvernement ne parvient plus à remplir la mission fondamentale qui est au cœur de sa vocation : la sécurité publique sans laquelle toute dignité est diminuée par la peur de la violence, par l’inquiétude pour ses enfants sur le chemin de l’école, voire dans l’école désormais, par la crainte des plus âgés d’ouvrir leur porte…
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Pas de liberté sans ordre et sécurité
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Il est temps de réduire l’Etat social pour retrouver l’Etat garant de nos libertés. Et s’il était nécessaire, pour ce faire, de réviser la Constitution, les missions du Conseil constitutionnel et peut-être notre adhésion à la Cour européenne des droits de l’homme, il ne faudrait pas manquer de l’envisager pour sortir de notre incapacité à recréer un véritable Etat de droit en France.