ASEAN : équilibriste entre la Chine et l’Occident - Par Alex Wang

Le positionnement des pays de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est) vis-à-vis de la Chine et de l’Occident est complexe et nuancé. Il varie selon les intérêts stratégiques, économiques, géopolitiques et historiques propres à chaque pays membre. Par Alex Wang.

Titulaire de deux doctorats (philosophie et ingénierie) et familier des domaines clés de la NTIC, Alex Wang est ancien cadre dirigeant d’une entreprise high tech du CAC 40. Il est également un observateur attentif des évolutions géopolitiques et écologiques.

L’Asean, en tant qu’une force géopolitique non négligeable, voire de plus en plus puissante, comporte les membres suivants : la Birmanie, Brunei, le Cambodge, l’Indonésie, le Laos, la Malaisie, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam.

Formée le 8 août 1967 en pleine guerre froide, le but revendiqué de l’ASEAN était alors de contenir le communisme, promu notamment par la Chine de l’époque. Les pays membres se caractérisent par leurs pratiques répressives visant les mouvements communistes sur leur propre territoire et leur soutien indéfectible aux États-Unis en matière de politique extérieure[1].

Un changement progressif s’est amorcé avec l’ouverture de la Chine après 1978, initiée par les réformes de Deng Xiaoping. Depuis, l’évolution de la relation entre l’ASEAN et la Chine se caractérise par une dynamique ambivalente : d’un côté, une coopération économique de plus en plus étroite ; de l’autre, des tensions géopolitiques persistantes, notamment avec les Philippines sous Marcos Jr autour de la mer de Chine méridionale, bien que largement atténuées au fil du temps au travers des négociations relatives au Code de conduite.

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